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Attention, chantier chez les MISC !



Le site des Master 2 MISC du CELSA est en grand chantier !

(port du casque obligatoire pour la consultation de ce site)

travaux_medium

Un nouveau site est en cours de développement, ce qui explique son manque de mise à jour. 

 

En attendant, vous pouvez retrouver les étudiants du Master MISC sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Google +

Candidats au concours 2014-2015, futurs admissibles : #staytuned ! Nous vous préparerons un apéro coaching.

 

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Vous souhaitez consulter les différents projets développés cette année par la promotion 2014 ? Cliquez sur les images ci-dessous :

SMC_Logo 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé la troisième saison des SMC Talks en partenariat avec le Social Media Club France. Il s'agit d'une discussion d'une vingtaine de minutes, mettant en lumière un savoir universitaire et un savoir-faire professionnel sur des sujets variés liés aux médias numériques.

 Skyrock_logo

 Les étudiants du Master MISC ont participé au lancement de l'application mobile Big Central par Skyrock et ont développé sa stratégie de communication.

Diapositive 1 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé une étude pour AuFéminin.com, ils vous font suivre leur avancée en désinfographies sur leur Tumblr 

Logo Scan-research

 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé une étude pour l'institut Scan Research sur la perception du duel NKM/Hidalgo par les twittos durant la campagne municipale 2014. Vous pouvez en consulter un extrait ici.

 gaitélyriquelogo

 Les étudiants du Master 2 MISC proposent une visite virtuelle et interactive de la Gaîté Lyrique.

 

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Une question ? Un renseignement ? 

Consultez la page du Master sur le site du CELSA : ici

Contactez un étudiant de la promotion 2014, nous essayerons de vous répondre le plus vite possible : celsamisc.fourteen [at] gmail.com

 



Commentaires : 0 Date : 2014-04-27 18:01:10 Tags :


Sous le signe du #old



L’arrivée permanente de nouvelles informations dans nos flux d’actualités, sur le web, sur les réseaux sociaux, sur nos smartphones, nous contraint à fixer nos écrans pour rester au courant des nouvelles… Et ne pas devenir #old.

 Avec Internet, notre manière d’appréhender l’information s’est modifiée. Désormais, nous sommes dans une logique de flux : du « flux » RSS au « fil » Twitter, de la « timeline » Facebook aux « lives » programmés sur les sites d’information. L’expression « se tenir au courant » n’a jamais eu autant de sens qu’avec ces outils qui font s’écouler l’information, obligeant à remonter sans cesse le fleuve pour rester à la surface.

Car pour voguer sur le flow, il ne faut rien rater des informations les plus récentes, ce qui imposerait d’avoir toujours un œil sur son tweetdeck et autres outils permettant d’avoir mille yeux. En réalité, si l’information arrive elle en continu, nous ne saisissons celle-ci que par à-coup : nous ne regardons que les derniers tweets au moment où nous avons un peu de temps pour les regarder, nous ne remontons que de quelques heures notre timeline Facebook, nous faisons défiler la homepage des sites d’information sur quelques articles.

Nous ne voyons donc pas tout, puisque nous n’absorbons le flux que ponctuellement et en quantité limitée. Or, la course à l’information la plus récente, elle, ne prend pas de pause. Lorsqu’on se targue d’être le plus à la pointe, on ne peut pas se permettre de rater quelque chose. Ou pire, de partager une information datée : nous avons finalement contracté un tic typiquement journalistique, celui d’être le premier à savoir une nouvelle et la partager avant tout le monde. Twitter rend inutile la publication sur notre timeline d’une info que tout le monde a déjà vue et revue partout. Soit vous tweetez avant la masse, soit vous ne tweetez pas. Sinon, vous êtes #old.

Se faire older, c’est perdre d’un coup toute sa  early-cred  de trendsetter généralement auto-proclamé. C’est arriver à l’école en chausson comme dans vos pires cauchemars, c’est faire une blague en public qui ne fera rire personne, c’est se prendre un rateau. Les fraicheurs des Internets sont au-dessus de ça et ne doivent jamais, jamais connaître une telle humiliation. Partager sur Facebook un tumblr alors qu’un ami l’a publié il y a ¼ d’heure ? #old. En avoir marre de Facebook ? Allo, c’était déjà #old cet hiver. Et la oldification est encore pire si le oldeur est plus bas que le oldé sur l’échelle du old. Vous me suivez ?

 

Ce petit #old est d’ailleurs devenu une expression du langage courant, utilisé dans les diners en ville pour sanctionner un sujet de conversation daté. Il faut donc, pour l’éviter à tout prix, avoir en permanence les oreilles grandes ouvertes et les yeux sur les réseaux sociaux : une véritable addiction au neuf que JWT qualifie de FOMO, « Fear Of Missing Out ». La peur de rater quelque chose serait limite pathologique, ne laissant pas de répit à ceux qui veulent tout savoir avant tout le monde.

Mais la vanne agace, et poussée à son paroxysme, se retourne contre elle-même : older devient alors old. Etre ringard n’inquiète finalement que celui qui veut absolument être en avance. Avoir une information avant tout le monde donne un sentiment de supériorité à celui qui entre dans la course. Puisque tout le monde a accès à tout rapidement, il faut, pour se démarquer, aller plus vite que tout le monde.

Vouloir tout connaître avant tout le monde donne lieu a des dérives ridicules. Le meilleur exemple est sans doute cette vidéo montrant des hipsters à Coachella se faire piéger en claironnant leur passion pour des groupes de musiques… qui n’existent pas.

L’information se consomme alors comme de la mode. Il y les trend-setters –ceux qui portaient déjà des ananas en pendentif cet hiver, les early-adopters – ceux qui font des vidéos sur Vine, et puis la masse – ceux qui postent des photos de burgers sur Instagram, en considérant généralement que tout au bout se trouve votre mère, voire votre grand-mère.

Et puis il y a ceux qui s’en moquent. Ceux qui ont décidé que cette course somme toute bien superficielle ne les intéressait pas, et s’en portent d’autant mieux. Ceux qui laissent aux acharnés du old la joie de se gaver de tweets comme des oies landaises volontaires, et laissent les notifications de leur mobile s’accumuler joyeusement. Ceux qui laissent leur smartphone dans leur poche le week-end, pratiquant le JOMO plutôt que le FOMO : le « Joy Of Missing Out », la joie de rater quelque chose.

Pas très loin du mouvement des déconnectés sans avoir pour autant bruler leur box, ils ont simplement décidé que Twitter pouvait tourner sans eux et que s’ils n’apprenaient pas en premier que Nabila avait enrichi le répertoire des expressions populaires françaises, ils s’en rendraient compte bien assez tôt. Et porteront toujours des t-shirts avec des loups, que ce soit la mode des années 90 ou des années 2010, parce qu’ils aiment les loups.

 Marion Curé



Commentaires : 0 Date : 2013-05-15 12:01:01 Tags : ,




SMCTalks S2E3 - L'avènement des API



La web TV des étudiants du Master 2 MISC réalisée en partenariat avec le Social Media Club France sort son 3ème épisode ! Son thème ? L'avènement des API. Les deux invités étaient Christian Fauré, enseignant chercheur à l'UTC et Aurélien Fache, design technologist chez faberNovel.

 


 Nos deux invités reviennent sur la notion émergente d'API : sa définition, ses applications. 

 

Invités : Christian Fauré (@ChristianFaure) & Aurélien Fache (@mathemagie

Présentateur : Clément Lhommeau (@CelsaMisc / @LhoClem)

Production : Bastien JOSEPH, Clément LHOMMEAU, Suzanne PENIN, Sarah PERRIER & Camille VITTON.

Réalisation : Eric FROQUET, Jacques LECANN & Thibaud VANDERSTRAETEN.

Edition : Nicolas MARRONNIER, Claire WEHRUNG, Suzanne PENIN & Camille VITTON.

Partenaires : Master 2 MISCSocial Media Club FranceCELSA & Stratégies

Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain SMCTalks ! =)



Commentaires : 0 Date : 2013-03-08 10:00:24 Tags : , , , , , , , , , , , ,




L'imaginaire du Citoyen 2.0: entre politique et proto-politique



Parce que la formation MISC, c’est aussi l’étude des rapports entre les technologies de l’information et les (r)évolutions sociales, Anouar EL Hajjami nous présente cette semaine, les résultats de son travail de recherche sur la démocratie et le web 2.0, commencé il y a une dizaine de mois dans le cadre de son mémoire de M1 à Paris III Sorbonne Nouvelle[1].

2012 a été une année électorale par excellence. Des deux plus vieilles démocraties modernes aux derniers bourgeons du « printemps arabe », les différentes élections qui ont eu lieu aux quatre coins du monde se sont déroulées dans un climat marqué par les crises et les incertitudes. Crise économique d’une part, mais aussi crise idéologique –ou crise démocratique- dont les prémices remontent à quelques dizaines d’années dans les Etats démocratiques précurseurs[2].

Tandis qu’experts et enthousiastes suivent avec intérêt les dernières révolutions qui ont balayé des régimes despotiques jugés impassibles, l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur les régimes démocratiques (système électoral-représentatif, pouvoirs du chef de l’Etat, légitimité du vote etc.) est de plus en plus sujet à des études tentant de le quantifier ou du moins, de prouver son (in)existence.  Ce débat qui n’eut d’abord lieu que dans le cadre d’un dialogue strictement binaire, entre Cyber-optimistes d’un côté et Cyber-sceptiques de l’autre, limitait la réflexion à l’adhésion ou la non-adhésion au discours de la société de l’information. Les divers travaux de recherche de ces trois dernières années tendent toutefois à dépasser cette dichotomie et dans cet article, nous allons le voir, l’opinion des citoyens est encore plus dans la nuance.

Internautes et Web 2.0 : quels usages ?

En questionnant les usages et la perception qu’ont les internautes des outils du Web 2.0, nous avons cherché à savoir si par leur présence dans un environnement numérique à forte culture participative, les citoyens-internautes remettaient en cause le modèle de gouvernance « réel » (système électoral-représentatif) et si la mise en œuvre d’une démocratie « augmentée » était une question prioritaire, notamment la promesse de munir le citoyen de moyens de pression qui lui permettrait de réguler/participer à l’exercice du pouvoir (technologies « capacitantes » ou d’empowerment).

Sur l’ensemble des 200 internautes sondés, 94% utilisent au moins un réseau SNS (dont 86% Facebook, et 38% Google+) faisant des réseaux sociaux la principale plateforme utilisée pour produire et partager du contenu, notamment proto-politique[3].

Concernant la consultation des forums et des blogs publics, une majorité relative d’utilisateurs (54%)  déclarent se rendre sur ces plateformes au moins une fois par jour, dont 35% qui y vont plus d’une fois par jour. Si cette utilisation régulière des plateformes ne signifie pas une participation systématique aux échanges, ce pourcentage reste un important indicateur du degré de diffusion de l’information sur internet. Nous pouvons considérer, en effet, qu’une information (tous domaines confondus) diffusée sur ces canaux peut atteindre au moins la moitié de la population connectée en l’espace de 24h pourvu que le canal utilisé ait une visibilité suffisante.  Cette rapidité de circulation constitue l’un des arguments avancés par les adeptes de la « révolution numérique »[4].   

La tendance s’inverse quand il s’agit de la participation des internautes sur les forums et les blogs qu’ils visitent car 36% déclarent ne jamais rien y poster tandis que 38% déclarent ne le faire que rarement (moins d’une visite sur deux). Les usagers qui participent systématiquement à chaque visite constituent seulement 2% de l’échantillon. Cela confirme un constat avancé par divers chercheurs (dont Dominique Cardon) qui définit le web (et plus particulièrement les listes de diffusion et les forums) comme un espace collaboratif avec une base de « supporters » silencieuse et une minorité productrice de contenu très active[5]. Cette minorité de producteurs de contenu atteint 14,5 % de l’ensemble des internautes sondés toutes plateformes confondues.

Bienvenue dans la Cité 2.0

Sur  les sujets à caractère politique et/ou citoyen, moins de la moitié des internautes déclarent en consulter à fréquence quotidienne (34%) tandis que 39% des lecteurs de ces sujets, ne postent ni messages ni commentaires. Le taux de producteurs de contenus à caractère politique et/ou citoyen atteint 22% à des fréquences régulières ou semi-régulières. Quant aux activités que l’on pourrait qualifier de « proto-politique [6]», 69% des internautes ont déclaré avoir déjà diffusé ou partagé un contenu de ce type sur  réseaux sociaux, forums et blogs publics confondus.  7%  le font à fréquence quotidienne tandis que le taux de participation régulière (d’une fois par jour à une fois par semaine) atteint 23%.

Ces données, comparées aux résultats précédents, modifient considérablement l’hypothèse selon laquelle les habitudes politiques des citoyens se seraient transformées avec l’utilisation du web : pratiques décalées, détournement et humour politisé en remplacement d’une approche plus académique (espace habermassien).  En effet, tandis que 39% de la population connectée se rends sur des plateformes (blogs publics, forums) traitant de sujets politiques, le taux de participation régulière à la diffusion de produits satiriques ou contestataires (« proto-politique ») est de l’ordre de 23%. Le pourcentage de participation à des sujets directement politiques sur des plateformes dédiées (forums, blogs publics) équivaut donc au pourcentage de participation à des activités dites proto-politiques, cela induit deux possibilités :

-   Soit il s’agit d’une même composante sociale politisée qui, en plus des pratiques « traditionnelles », se met également aux nouvelles formes de participation politique (détournement d’images etc.)

-  Soit il s’agit de deux parts distinctes d’internautes, l’une participant activement à des débats politiques dont la configuration s’approche de l’espace habermassien et l’autre s’intéressant davantage à la critique des politiques publiques avec des formes d’expression nouvelles.

Dans un cas comme dans l’autre, ces deux chiffres demeurent insuffisants pour que l’on puisse parler de transformation radicale des pratiques politiques ou de regain d’intérêt pour la chose publique grâce au web. En effet, le taux de participation peut aussi bien correspondre à une population déjà politisée, et pour qui internet est un moyen de plus pour exprimer sa passion du politique. La notion d’ « empowerment » est à redéfinir dans ce cas-là, puisqu’il s’agira plutôt de renforcement d’un intérêt citoyen déjà présent et non pas de la politisation d’une population désintéressée des affaires publiques.

Une nouvelle manière d’appréhender l’information

En revanche, la consultation des actualités sur internet est devenue un réflexe pour l’internaute qui souhaite s’informer : 98% des personnes interrogées sont concernés. Les internautes ayant un flux RSS personnalisé ou un système d’alertes leur permettant de trier/recevoir des informations en temps réel représentent 40% de l’échantillon. Les consommateurs de l’information exigent dorénavant une actualité conforme à leurs centres d’intérêts personnels, d’où l’utilisation de filtres qui discriminent les informations ne figurant pas dans  ces intérêts. Les impacts d’un tel changement dans les usages ne tarderont pas à se faire ressentir à fur et à mesure que l’utilisation des flux RSS se généralise et que les services d’alertes se perfectionnent. Ceci correspond d’ailleurs à la perception qu’ont les internautes du web : une majorité d’utilisateurs estime qu’internet leur a permis d’être au courant de l’actualité politique plus qu’auparavant (73% dont 47% « Tout à fait d’accord »). Aussi, 60% des internautes estiment qu’internet et les technologies numériques en général, devront  jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires publiques.

Toutefois, le vote électronique demeure un sujet qui divise l’opinion : 44% sont pour sa mise en place tandis que 42% se prononcent contre. Pour l’ensemble des participants, les raisons qui pourraient empêcher l’application d’un tel dispositif, sont d’abord d’ordre technique : (« Vulnérabilités des dispositifs », facteur évoqué à 84%) et social (« ‘fracture numérique’ excluant une partie de la population » évoquée à 65%). D’autres éléments ont été mentionnés dont les plus récurrents sont la volonté des politiques actuels, jugée insuffisante voire hostile à l’égard de ces innovations, le facteur du handicap qui pourrait exclure des citoyens en difficulté face à ces technologies, et enfin la valeur symbolique d’engagement que suscite l’acte de voter, que les citoyens craignent de voir s’éroder par la mise en place d’un système de vote virtuel.

L’analyse de ces résultats semble plus confirmer l’hypothèse de la défiance que celle qui suppose une résignation généralisée. Comme Laurence Monnoyer-Smith l’a souligné dans son article sur la participation en ligne : l’engagement politique des citoyens n’est pas en déclin, mais est plutôt en phase de mutation.  Serions-nous pour autant, en mesure de parler de technologies « révolutionnantes » ? La démocratisation relativement récente des outils de communication numériques ne nous laisse pas le recul nécessaire pour quantifier leur réel impact sur les structures démocratiques. Les recherches qui seront menées à ce sujet, dans les dix prochaines années, seront probablement plus révélatrices.

Anouar El Hajjami


[1] « L’Homo Novus de l’Ere Numérique ou L’Imaginaire du Citoyen 2.0 » sous la direction de Fanny Georges et Eric Maigret, Paris III.

[2] Lire à ce sujet : Pierre Rosanvallon, La légitimité démocratique, Impartialité, réflexivité, proximité, Editions du Seuil, 2008 et Jacques Ion, La fin des militants, Editions de l’atelier, 1997.

[3] L’expression est de Peter Dahlgren in Media and Political Engagement. Citizen, Communication and Democracy, Cambridge, Cambridge University Press, 2009. Cité par L. Monnoyer-Smith : « à travers ces pratiques civiques performatives, le non-politique peut devenir proto-politique, qui à son tour peut se développer et devenir proprement politique. Le politique peut alors à son tour se convertir en décisions politiques plus formelles. » 

[4] L’avènement du web est souvent comparé à l’invention de l’imprimerie, certains penseurs soutiennent qu’une rupture paradigmatique accélérée serait en train de se produire avec l’émergence des TIC (cf. Bernard Stiegler). Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde : « Ce n’est pas l’imprimerie qui, en soi, a bouleversé l’Europe, c’est le lien entre l’imprimerie et le profond mouvement de remise en cause de l’Eglise catholique. C’est la Réforme qui a donné son sens à la révolution de l’imprimerie, et non l’imprimerie qui a permis la Réforme. De même à la radio, puis la télévision n’ont eu cet impact que parce qu’elles étaient liées au profond mouvement en faveur de la démocratie de masse. » in Dominique Wolton, Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias. 1999.

[5] Un schéma dont les origines remontent aux débuts de l’internet, avec l’émergence des premières communautés promotrices du freeware et des licences libres. Les développeurs constituent une minorité active tandis que la majeure partie des inscrits sont des « bêta-testeurs », des internautes peu actifs, mais dont la présence en nombre considérable  consolide la communauté.  in CARDON Dominique. La démocratie Internet, promesse et limites. Paris, Seuil, La République des Idées, 2010.

[6] « Images dérivées, caricatures, reproduction de sites web, vidéos et sources audio recombinées, affiches détournées etc. Exemple: combinaison de vidéos servant à comparer les discours d'un homme politique à des moments différents de son parcours ("fact-checking") 



Commentaires : 1 Date : 2013-03-06 11:33:02 Tags : , , ,




L'upcycling, un modèle d'avenir



Et si le futur des nouvelles technologies était dans la revalorisation ? 

Connaissez-vous l’upcycling ?

Emprunté à l’anglais, le terme désigne la revalorisation ou le recyclage d’un objet “vers le haut” dans la perspective de lui apporter une valeur ajoutée et une seconde vie. Cette tendance, qui touche différents domaines comme la mode et le design, s’affirme également dans le domaine de l’informatique. Ses acteurs prônent un retour à des modes de consommation plus responsables basés sur une logique de revalorisation du matériel.

D’où vient l’upcycling ?

Le terme a été employé la première fois en 1994 par un ingénieur allemand, Reiner Plitz. Le concept doit notamment sa popularité à un ouvrage intitulé Cradle to Cradle. Remaking the way we make things (2002) écrit par l’architecte américain William McDonough. Il s’agit d’un manifeste qui appelle à une transformation du monde industriel en introduisant un concept écologique, intelligent et responsable.

Par des anecdotes historiques sur les racines de la révolution industrielle, la science, la nature et la société, l’établissement des principes clés d’ingénierie et de design et la description de produits et d’entreprises innovantes, McDonough fait valoir que l’industrie est un système qui “prend, fabrique et gaspille” mais peut devenir un créateur de biens et de services qui génèrent, de manière écologique, une valeur sociale et économique.

L’upcycling, un modèle économique

L’upcycling est basé sur un système dit d’économie circulaire. L’idée de l’économie circulaire est de s’inspirer du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. Il s’agit donc de convertir les déchets de certains industriels en ressources pour d’autres acteurs et, plus globalement, de systématiser la valorisation des déchets comme des biens à la fin de leur usage. Les acteurs du mouvement militent en faveur d’une création responsable et les objets sont transformés dans le but d’être utiles tout en respectant l’environnement.

L’upcycling s’inscrit dans un mouvement écologique de fond et dans une mouvance culturelle qui inclut notamment les domaines de l’art, de la mode et du design. L’upcycling prend ainsi le contre-pied de la course à l’innovation et au consumérisme à outrance, et s’impose comme une des pistes promouvant une consommation maîtrisée et responsable. Cette consommation est surtout connue de personnes sensibles à l’écologie pourtant l’upcycling peut devenir une alternative pérenne à notre modèle économique actuel.

Art et upcycling

De nombreux domaines sont touchés par le phénomène de l’upcycling. Ainsi, dans le domaine des arts plastiques, de nombreux artistes contemporains utilisent des objets de grande consommation et des emballages industriels pour concevoir leurs œuvres. Le monde de la mode est également très marqué par cette tendance à réutiliser des objets ayant déjà servis. Vêtements de seconde main, rescapés des temps passés, mais aussi accessoires bricolés à partir de matériaux de récupération, ont fait leur apparition dans certaines boutiques ou sur sites spécialisés.

La décoration d’intérieur est également touchée par le phénomène. L’intérêt grandissant pour l’upcycling est porté par la mode du vintage et du Do It Yourself, mouvement à la fois artistique et informatique.

Enfin les technologies de la communication subissent également cette influence, à l’image des combinés téléphoniques des années 70, du Minitel ou encore des machines à écrire.

L’upcycling informatique

Dans le domaine industriel et technologique on traduit volontiers l’upcycling par “revalorisation” ou “reconditionnement”. Pourtant, l’opération de revalorisation informatique s’inscrit parfaitement dans l’upcycling et respecte une logique de consommation responsable. En effet, donner une nouvelle vie à de vieux ordinateurs permet de réduire le besoin d’en acheter des nouveaux. De plus, grâce à la revalorisation, les stocks d’ordinateurs en fin de vie ne s’entassent pas dans des cimetières d’ordinateurs, où les pièces non recyclables deviennent une menace pour la santé des populations vivant à proximité et pour l’environnement.

Dans un contexte de guerre des brevets et de course effrénée à l’innovation, les étudiants du Master MISC ont choisi de s’engager en faveur de l’upcycling. Puisque c’est en particulier à l’échelle des grandes entreprises que la question de la revalorisation des stocks d’ordinateurs se pose et prend toute sa pertinence, nous avons choisi de soutenir Ateliers Sans Frontières, une association qui œuvre en ce sens, en B2B. Après avoir récolté les dons de matériel informatique fait par de grandes entreprises, les salariés de l’association offrent une seconde vie à des ordinateurs qui, redevenus comme neufs, seront revendus.

Les initiatives de revalorisation informatique demeurent cependant encore trop peu nombreuses alors que le règne de l’ordinateur « jetable » domine encore largement. Une marque comme Apple limite toujours plus l’accès de l’utilisateur au système de ses ordinateurs, solidement scellés, rendant impossible toute évolution « home-made » de ses dispositifs.

 

Emmanuelle Ballois, Arnaud Denzler, Lucile Gouge, Etienne Ster et Clara Torres ont travaillé pendant plusieurs mois aux côtés de l'association d'insertion professionnelle Ateliers Sans Frontières, en vue de soutenir une initiative écologique et sociale innovante. 



Commentaires : 1 Date : 2013-02-28 14:00:21 Tags :


SMCTalks S02E02 : Derrière la notion d'empowerment



Clement Lhommeau Valerie Peugeot Benoit Thieulin

Et voilà en ligne le deuxième épisode de la saison 2 des SMC talks, la web TV des étudiants du Master 2 MISC réalisée en partenariat avec le Social Media Club FranceSon thème ? La notion d'empowerment. Les deux invités étaient Valérie Peugeot, prospectiviste chez Orange Lab, et Benoît Thieulin, actuel président du Conseil National du Numérique et directeur associé de la Netscouade.

 

 Nos deux invités reviennent sur la notion d'Empowerment en questionnant son histoire et ses applications modernes. 

 

Invités : Valérie Peugeot (@ValeriePeugeot) & Benoît Thieulin (@Thieulin

Présentateur : Clément Lhommeau (@CelsaMisc / @LhoClem)

Production : Bastien JOSEPH, Clément LHOMMEAU, Suzanne PENIN, Sarah PERRIER & Camille VITTON.

Réalisation : Eric FROQUET, Jacques LECANN & Thibaud VANDERSTRAETEN.

Edition : Nicolas MARRONNIER, Claire WEHRUNG, Suzanne PENIN & Camille VITTON.

Partenaires : Master 2 MISCSocial Media Club FranceCELSA & Stratégies

Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain SMCTalks ! =)



Commentaires : 0 Date : 2013-02-23 17:48:20 Tags : , , , , , , ,




The Walking Dead: Un dispositif tentaculaire…



Si la figure du zombie n’est apparue que tardivement dans la culture populaire occidentale [1], elle jouit d’un engouement sans cesse renouvelé depuis les années 60 et la sortie du Night Of The Living Dead de Romero. Un succès sur lequel semble indéniablement surfer la série The Walking Dead, inspirée de la série de comic books du même nom créée par Robert Kirkman en 2003. Avec l’aide du réalisateur Frank Darabont, il participe également à son adaptation pour la chaîne américaine AMC, qui diffuse la série depuis la rentrée 2010.

 

 L’intrigue de The Walking Dead se concentre autour du personnage de Rick Grimes, un officier de police qui découvre à la sortie d’un coma prolongé que la majeure partie de l’humanité s’est transformée en zombies. Avec d’autres rescapés, celui-ci tente de survivre au coeur d’une Amérique dévastée et désormais investie par une horde de morts-vivants.

 De même que pour la bande-dessinée, le succès de la série tv ne s’est pas fait attendre et a même battu des records d’audience puisque The Walking Dead est aujourd’hui la série la plus regardée de l’histoire du câble américain. Un enthousiasme certes dû aux comic books et aux épisodes télévisés, mais qui s’appuie également sur l’existence d’un vaste dispositif transmédia offrant au téléspectateur une expérience narrative toujours plus innovante.

Image du Walking Dead

 Une expérience télévisuelle augmentée

Pour ce faire, The Walking Dead va se déployer sur une pluralité de supports, tous spécifiques et apportant une nouvelle perspective à la narration générale.

Même s’agissant du dispositif télévisuel, AMC ne se contente pas uniquement de diffuser les épisodes de la série. Depuis 2011, la chaîne propose en effet un talkshow de 30 minutes présenté par le comédien Chris Hardwick : Talking Dead se pose ainsi comme le prolongement direct de la série tv, et fait intervenir des acteurs, des fans ou encore des membres de la production.

Dans cette même idée de complémentarité à la narration télévisée, AMC a conçu The Walking Dead Story Sync, une application dite “double écran” qui va permettre à l’utilisateur de commenter en direct les épisodes, répondre à des sondages ou encore discuter avec d’autres fans via un système de chat.

 Image des deux écrans

Une narration enrichie par de nombreux contenus en ligne

Si le dispositif Internet fait bien évidemment intervenir une page Facebook (plus de 14 millions d’inscrits) et un compte Twitter, il va bien plus loin dans l’exploitation des réseaux sociaux avec notamment un social game lancé sur Facebook à l’occasion du lancement de la saison 3. Reposant sur le concept du free 2 play, The Walking Dead Social Game propose ainsi aux joueurs de défendre leur propre camp face aux assauts de zombies, tout en comptant sur la participation de leurs contacts. Un véritable succès puisque l’application réunissait déjà 1,7 millions d’inscrits fin 2012.

Au-delà de cette présence sur les réseaux sociaux, The Walking Dead va s’appuyer sur des contenus Internet pour creuser et affiner certains éléments de l’intrigue, prolongeant ainsi la trame générale sur une plateforme supplémentaire. Ainsi, le spectateur peut accéder à une série de webisodes pour chacune des trois saisons – comme avec The Bicycle Girl, entièrement consacrée à l’un des zombies les plus connus de la série mais dont les antécédents n’avaient pas été exploités.

Enfin, une série de vidéos exclusives et relatives à chaque saison est également disponible sur le site officiel, dont des trailers, des making-of ou encore des extraits de talkshows.

Le jeu vidéo, “poids lourd” du dispositif transmedia

L’univers du jeu vidéo est également bien exploité, avec la sortie fin 2011 d’un jeu officiel sur consoles. Développé par Telltale Game, ce dernier s’appuie sur l’univers du comic book et se présente sous forme d’épisodes. Porté par une expérience utilisateur intense et une jouabilité particulièrement aboutie, il devient rapidement l’un des plus gros succès de 2012 avec 8,5 millions d’épisodes téléchargés (toutes plateformes confondues), se voyant même récompensé du titre de “jeu de l’année” par de nombreux supports spécialisés.
Une réussite telle que l’entreprise Terminal Reality développe actuellement un nouvel opus, The Walking Dead : Survival Instinct – cette fois ci directement basé sur la série télévisée et dont la sortie française est prévue pour mars 2013.

Le jeu sur mobile n’est pas en reste puisque l’on compte deux applications sur iPhone et iPad: The Walking Dead : The Game (version mobile du jeu développé par Telltal Game) et Assault.

 

L’expérience fan au coeur du dispositif…

L’expérience fan est quant à elle poussée à son maximum avec l’expérience Ultimate Fan Game, un espace de jeu personnalisé et disponible sur le site de la série qui invite l’internaute à répondre à des quizz, gagner des badges, et surtout défier ses concurrents pour améliorer son ranking. D’autres applications viennent compléter le dispositif, dont une application Flash Quel personnage es-tu ? et une série de quizz relatifs à chaque saison.

Pour finir, The Walking Dead est aussi l’objet d’événements organisés dans la vie réelle. Avec, d’une part, la programmation de « Zombie walks » officielles dans de nombreux pays – la plus impressionnante étant certainement The Walking Dead Escape, une course d’obstacle lancée à l’occasion du Comic-Con 2012 de San Diego. Mais aussi en proposant et en encourageant les fans à devenir des figurants de la série, après avoir suivi une formation préalable au sein de la “Zombie School” d’AMC – et peut-être ainsi concevoir l’expérience transmédia la plus complète.

 

… et d’une stratégie marketing pensée pour être la clé de sa réussite

 Comme l’expliquait en avril dernier [2] la productrice de la série Gale Anne Hurd, la figure du « fan » a été et reste la principale préoccupation des architectes de ce dispositif tentaculaire, toutes ses extensions étant passées au crible de ce prisme particulier.

En effet, si les fans semblent en perpétuelle demande de nouveaux supports de déploiement de la narration, ils restent cependant très attachés à ses racines, c’est-à-dire au comic book, origine et point d’ancrage de l’univers de The Walking Dead. Leur principale crainte étant alors la dénaturation de cette atmosphère originelle.

Prenant acte de cet état de fait, tout a été mis en œuvre pour rassurer et engager ce public particulier, et ce avant même le lancement de la série sur les écrans. Ainsi, Robert Kirkman, l’auteur du comic, a rapidement été intégré à l’équipe de production sous l’étiquette de producteur exécutif et scénariste ; une information largement diffusée et ayant permis de rassurer les fans les plus inquiets.

Par ailleurs, des images et séquences de la série à venir ont été présentées en amont de sa diffusion, accompagnées d’un discours très transparents quant aux éléments ayant été repris (ou non) du comic-book.

Enfin, le choix a également été fait de lancer le site internet en amont sa diffusion. On pouvait alors y trouver des vidéos aux contenus très variés : comic animé, mini-reportages sur le travail d’adaptation des auteurs, interviews des membres de l’équipe de production, des membres du casting, etc.

Ainsi, l’ensemble du dispositif nous apparait sous un jour nouveau: son succès reposerait-il sur cette prise en compte, dès le départ, des plus fervents afficionados de cette narration « zombiesque » ? Et si tel est le cas, cette posture apparemment très porteuse pourra-t-elle être maintenue sur le long terme ?

Affaire à suivre…

 

Estelle Aubouin (@EstelleAbn), Raphaëlle Chamineaud

Dans le cadre d'une collaboration avec le Transmedia Lab d'Orange, cet article a également été publié sur le blog du Transmedia Lab.

 

[1] Le “zombi”, créature envoutée et sans volonté propre de la culture haïtienne est porté pour la première fois à l’écran en 1932 dans le White Zombie de Victor Halperin

[2] Intervention réalisée au cours d’un colloque organisé en avril 2012 par la National Association of Broadcasters à l’Université de California du Sud, intitulée Transmedia: Telling the Story through Narrative Content, Games and Real-World Adventures.

 



Commentaires : 0 Date : 2013-02-20 13:42:29 Tags : , , , , , ,




Où sont partis les MISC ?



Ça y est, les cours sont finis, les MISC13 sont partis (ou vont bientôt partir) en stage.

Un cursus de MISC, ça nous amène où ? 



Commentaires : 0 Date : 2013-02-13 16:30:26 Tags :




SMCTalks S02E01 : Anonymat et Internet



Episode 1 des SMC Talks

Et voilà, les étudiants du Master 2 MISC en partenariat avec le Social Media Club France lancent le premier épisode de la saison 2 des SMCTalks. Son thème ? L’Anonymat et Internet. Les deux invités étaient Antonio A. Casilli, maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur en sociologie au Centre Edgar-Morin (EHESS, Paris), et Nicolas Danet, consultant au sein de l’agence Limite et auteur avec Frédéric Bardeau de Anonymous. Pirates ou altermondialistes du numérique ?

 

 

 La question de l'anonymat sur l'internet est toujours d'actualité. Ce SMCTalks cherche à faire le point sur les représentations de cet anonymat chez les internautes et sur l'état des techniques.

Invités : Antonio A. Casilli (@BodySpaceSoc) & Nicolas Danet (@NTenad)

Présentateur : Clément Lhommeau (@CelsaMisc / @LhoClem)

Production : Bastien JOSEPH, Clément LHOMMEAU, Suzanne PENIN, Sarah PERRIER & Camille VITTON.

Réalisation : Eric FROQUET, Jacques LECANN & Thibaud VANDERSTRAETEN.

Edition : Nicolas MARRONNIER, Claire WEHRUNG, Suzanne PENIN & Camille VITTON.

Partenaires : Master 2 MISC, Social Media Club France, CELSA & Stratégies

Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain SMCTalks ! =)



Commentaires : 0 Date : 2013-02-07 15:36:00 Tags : , , , , , , , , , , ,




Le retour des SMC talks



SMC talks, c’est la webTV du MISC, en partenariat avec le Social Media Club France ! En une vingtaine de minutes, deux invités – l’un issu du monde professionnel et l’autre du monde universitaire – débattent sur un sujet concernant les médias informatisés. Après une saison 1 très intéressante, rendez-vous le 7 février pour le premier épisode de la saison 2 !

Retours sur la saison 1

Animée par Nicolas Marronnier, actuel délégué génral du SMC Paris, la saison 1 a été le lancement de cette webTV très qualitative sur des sujets de communication digitale. Le premier épisode a permis d’interroger le terme de « transmedia ». Le second, lui, a posé la question de l’influence sur le web. Se sont ensuite posées la question des datas, celle de la réalité augmentée et enfin celle de la curation (lien : ). Toutes les vidéos du MISC sont à retrouver dans la rubrique « nos vidéos ».

Et la saison 2 ?

La saison s’annonce pleine de sujets très pertinents et intéressants, tant pour les étudiants que pour les professionnels de la communication ! Le premier épisode, qui réunit Nicolas Danet et Antonio Casilli, aura pour thème l’anonymat sur Internet. Vous pourrez le visionner sur la chaîne SMC talks, le commenter via #SMCtalks  mais surtout, il vous faut attendre le 7 février !

Les autres sujets, toujours encadrés par des intervenants brillants tels que Valérie Jeanne-Perrier, Valérie Peugeot ou encore Benoît Thieulin, porteront sur la philanthropie, l’empowerment ou encore les API. Pour animer les débats, c’est Clément Lhommeau, étudiant du MISC, qui sera aux commandes. Aidé par Bastien Joseph, Sarah Perrier, Camille Vitton et Suzanne Penin, il nous a préparé des talks plein de bons sens, de recul et de bonnes pratiques sur le numérique ! Soyez au rendez-vous et d’ici là, portez-vous bien !

Sarah Perrier (@gazouorangina)



Commentaires : 0 Date : 2013-02-05 11:30:01 Tags : , ,




Attention, chantier chez les MISC !

Ecrit par MISC 14 le 27 avril 2014

Le site des Master 2 MISC du CELSA est en grand chantier !

(port du casque obligatoire pour la consultation de ce site)

travaux_medium

Un nouveau site est en cours de développement, ce qui explique son manque de mise à jour. 

 

En attendant, vous pouvez retrouver les étudiants du Master MISC sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Google +

Candidats au concours 2014-2015, futurs admissibles : #staytuned ! Nous vous préparerons un apéro coaching.

 

***

 

Vous souhaitez consulter les différents projets développés cette année par la promotion 2014 ? Cliquez sur les images ci-dessous :

SMC_Logo 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé la troisième saison des SMC Talks en partenariat avec le Social Media Club France. Il s'agit d'une discussion d'une vingtaine de minutes, mettant en lumière un savoir universitaire et un savoir-faire professionnel sur des sujets variés liés aux médias numériques.

 Skyrock_logo

 Les étudiants du Master MISC ont participé au lancement de l'application mobile Big Central par Skyrock et ont développé sa stratégie de communication.

Diapositive 1 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé une étude pour AuFéminin.com, ils vous font suivre leur avancée en désinfographies sur leur Tumblr 

Logo Scan-research

 

Les étudiants du Master MISC ont réalisé une étude pour l'institut Scan Research sur la perception du duel NKM/Hidalgo par les twittos durant la campagne municipale 2014. Vous pouvez en consulter un extrait ici.

 gaitélyriquelogo

 Les étudiants du Master 2 MISC proposent une visite virtuelle et interactive de la Gaîté Lyrique.

 

***

 

Une question ? Un renseignement ? 

Consultez la page du Master sur le site du CELSA : ici

Contactez un étudiant de la promotion 2014, nous essayerons de vous répondre le plus vite possible : celsamisc.fourteen [at] gmail.com

 

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Sous le signe du #old

Ecrit par MISC13 le 15 mai 2013

L’arrivée permanente de nouvelles informations dans nos flux d’actualités, sur le web, sur les réseaux sociaux, sur nos smartphones, nous contraint à fixer nos écrans pour rester au courant des nouvelles… Et ne pas devenir #old.

 Avec Internet, notre manière d’appréhender l’information s’est modifiée. Désormais, nous sommes dans une logique de flux : du « flux » RSS au « fil » Twitter, de la « timeline » Facebook aux « lives » programmés sur les sites d’information. L’expression « se tenir au courant » n’a jamais eu autant de sens qu’avec ces outils qui font s’écouler l’information, obligeant à remonter sans cesse le fleuve pour rester à la surface.

Car pour voguer sur le flow, il ne faut rien rater des informations les plus récentes, ce qui imposerait d’avoir toujours un œil sur son tweetdeck et autres outils permettant d’avoir mille yeux. En réalité, si l’information arrive elle en continu, nous ne saisissons celle-ci que par à-coup : nous ne regardons que les derniers tweets au moment où nous avons un peu de temps pour les regarder, nous ne remontons que de quelques heures notre timeline Facebook, nous faisons défiler la homepage des sites d’information sur quelques articles.

Nous ne voyons donc pas tout, puisque nous n’absorbons le flux que ponctuellement et en quantité limitée. Or, la course à l’information la plus récente, elle, ne prend pas de pause. Lorsqu’on se targue d’être le plus à la pointe, on ne peut pas se permettre de rater quelque chose. Ou pire, de partager une information datée : nous avons finalement contracté un tic typiquement journalistique, celui d’être le premier à savoir une nouvelle et la partager avant tout le monde. Twitter rend inutile la publication sur notre timeline d’une info que tout le monde a déjà vue et revue partout. Soit vous tweetez avant la masse, soit vous ne tweetez pas. Sinon, vous êtes #old.

Se faire older, c’est perdre d’un coup toute sa  early-cred  de trendsetter généralement auto-proclamé. C’est arriver à l’école en chausson comme dans vos pires cauchemars, c’est faire une blague en public qui ne fera rire personne, c’est se prendre un rateau. Les fraicheurs des Internets sont au-dessus de ça et ne doivent jamais, jamais connaître une telle humiliation. Partager sur Facebook un tumblr alors qu’un ami l’a publié il y a ¼ d’heure ? #old. En avoir marre de Facebook ? Allo, c’était déjà #old cet hiver. Et la oldification est encore pire si le oldeur est plus bas que le oldé sur l’échelle du old. Vous me suivez ?

 

Ce petit #old est d’ailleurs devenu une expression du langage courant, utilisé dans les diners en ville pour sanctionner un sujet de conversation daté. Il faut donc, pour l’éviter à tout prix, avoir en permanence les oreilles grandes ouvertes et les yeux sur les réseaux sociaux : une véritable addiction au neuf que JWT qualifie de FOMO, « Fear Of Missing Out ». La peur de rater quelque chose serait limite pathologique, ne laissant pas de répit à ceux qui veulent tout savoir avant tout le monde.

Mais la vanne agace, et poussée à son paroxysme, se retourne contre elle-même : older devient alors old. Etre ringard n’inquiète finalement que celui qui veut absolument être en avance. Avoir une information avant tout le monde donne un sentiment de supériorité à celui qui entre dans la course. Puisque tout le monde a accès à tout rapidement, il faut, pour se démarquer, aller plus vite que tout le monde.

Vouloir tout connaître avant tout le monde donne lieu a des dérives ridicules. Le meilleur exemple est sans doute cette vidéo montrant des hipsters à Coachella se faire piéger en claironnant leur passion pour des groupes de musiques… qui n’existent pas.

L’information se consomme alors comme de la mode. Il y les trend-setters –ceux qui portaient déjà des ananas en pendentif cet hiver, les early-adopters – ceux qui font des vidéos sur Vine, et puis la masse – ceux qui postent des photos de burgers sur Instagram, en considérant généralement que tout au bout se trouve votre mère, voire votre grand-mère.

Et puis il y a ceux qui s’en moquent. Ceux qui ont décidé que cette course somme toute bien superficielle ne les intéressait pas, et s’en portent d’autant mieux. Ceux qui laissent aux acharnés du old la joie de se gaver de tweets comme des oies landaises volontaires, et laissent les notifications de leur mobile s’accumuler joyeusement. Ceux qui laissent leur smartphone dans leur poche le week-end, pratiquant le JOMO plutôt que le FOMO : le « Joy Of Missing Out », la joie de rater quelque chose.

Pas très loin du mouvement des déconnectés sans avoir pour autant bruler leur box, ils ont simplement décidé que Twitter pouvait tourner sans eux et que s’ils n’apprenaient pas en premier que Nabila avait enrichi le répertoire des expressions populaires françaises, ils s’en rendraient compte bien assez tôt. Et porteront toujours des t-shirts avec des loups, que ce soit la mode des années 90 ou des années 2010, parce qu’ils aiment les loups.

 Marion Curé

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SMCTalks S2E3 - L'avènement des API

Ecrit par MISC13 le 8 mars 2013

La web TV des étudiants du Master 2 MISC réalisée en partenariat avec le Social Media Club France sort son 3ème épisode ! Son thème ? L'avènement des API. Les deux invités étaient Christian Fauré, enseignant chercheur à l'UTC et Aurélien Fache, design technologist chez faberNovel.

 


 Nos deux invités reviennent sur la notion émergente d'API : sa définition, ses applications. 

 

Invités : Christian Fauré (@ChristianFaure) & Aurélien Fache (@mathemagie

Présentateur : Clément Lhommeau (@CelsaMisc / @LhoClem)

Production : Bastien JOSEPH, Clément LHOMMEAU, Suzanne PENIN, Sarah PERRIER & Camille VITTON.

Réalisation : Eric FROQUET, Jacques LECANN & Thibaud VANDERSTRAETEN.

Edition : Nicolas MARRONNIER, Claire WEHRUNG, Suzanne PENIN & Camille VITTON.

Partenaires : Master 2 MISCSocial Media Club FranceCELSA & Stratégies

Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain SMCTalks ! =)

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L'imaginaire du Citoyen 2.0: entre politique et proto-politique

Ecrit par MISC13 le 6 mars 2013

Parce que la formation MISC, c’est aussi l’étude des rapports entre les technologies de l’information et les (r)évolutions sociales, Anouar EL Hajjami nous présente cette semaine, les résultats de son travail de recherche sur la démocratie et le web 2.0, commencé il y a une dizaine de mois dans le cadre de son mémoire de M1 à Paris III Sorbonne Nouvelle[1].

2012 a été une année électorale par excellence. Des deux plus vieilles démocraties modernes aux derniers bourgeons du « printemps arabe », les différentes élections qui ont eu lieu aux quatre coins du monde se sont déroulées dans un climat marqué par les crises et les incertitudes. Crise économique d’une part, mais aussi crise idéologique –ou crise démocratique- dont les prémices remontent à quelques dizaines d’années dans les Etats démocratiques précurseurs[2].

Tandis qu’experts et enthousiastes suivent avec intérêt les dernières révolutions qui ont balayé des régimes despotiques jugés impassibles, l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur les régimes démocratiques (système électoral-représentatif, pouvoirs du chef de l’Etat, légitimité du vote etc.) est de plus en plus sujet à des études tentant de le quantifier ou du moins, de prouver son (in)existence.  Ce débat qui n’eut d’abord lieu que dans le cadre d’un dialogue strictement binaire, entre Cyber-optimistes d’un côté et Cyber-sceptiques de l’autre, limitait la réflexion à l’adhésion ou la non-adhésion au discours de la société de l’information. Les divers travaux de recherche de ces trois dernières années tendent toutefois à dépasser cette dichotomie et dans cet article, nous allons le voir, l’opinion des citoyens est encore plus dans la nuance.

Internautes et Web 2.0 : quels usages ?

En questionnant les usages et la perception qu’ont les internautes des outils du Web 2.0, nous avons cherché à savoir si par leur présence dans un environnement numérique à forte culture participative, les citoyens-internautes remettaient en cause le modèle de gouvernance « réel » (système électoral-représentatif) et si la mise en œuvre d’une démocratie « augmentée » était une question prioritaire, notamment la promesse de munir le citoyen de moyens de pression qui lui permettrait de réguler/participer à l’exercice du pouvoir (technologies « capacitantes » ou d’empowerment).

Sur l’ensemble des 200 internautes sondés, 94% utilisent au moins un réseau SNS (dont 86% Facebook, et 38% Google+) faisant des réseaux sociaux la principale plateforme utilisée pour produire et partager du contenu, notamment proto-politique[3].

Concernant la consultation des forums et des blogs publics, une majorité relative d’utilisateurs (54%)  déclarent se rendre sur ces plateformes au moins une fois par jour, dont 35% qui y vont plus d’une fois par jour. Si cette utilisation régulière des plateformes ne signifie pas une participation systématique aux échanges, ce pourcentage reste un important indicateur du degré de diffusion de l’information sur internet. Nous pouvons considérer, en effet, qu’une information (tous domaines confondus) diffusée sur ces canaux peut atteindre au moins la moitié de la population connectée en l’espace de 24h pourvu que le canal utilisé ait une visibilité suffisante.  Cette rapidité de circulation constitue l’un des arguments avancés par les adeptes de la « révolution numérique »[4].   

La tendance s’inverse quand il s’agit de la participation des internautes sur les forums et les blogs qu’ils visitent car 36% déclarent ne jamais rien y poster tandis que 38% déclarent ne le faire que rarement (moins d’une visite sur deux). Les usagers qui participent systématiquement à chaque visite constituent seulement 2% de l’échantillon. Cela confirme un constat avancé par divers chercheurs (dont Dominique Cardon) qui définit le web (et plus particulièrement les listes de diffusion et les forums) comme un espace collaboratif avec une base de « supporters » silencieuse et une minorité productrice de contenu très active[5]. Cette minorité de producteurs de contenu atteint 14,5 % de l’ensemble des internautes sondés toutes plateformes confondues.

Bienvenue dans la Cité 2.0

Sur  les sujets à caractère politique et/ou citoyen, moins de la moitié des internautes déclarent en consulter à fréquence quotidienne (34%) tandis que 39% des lecteurs de ces sujets, ne postent ni messages ni commentaires. Le taux de producteurs de contenus à caractère politique et/ou citoyen atteint 22% à des fréquences régulières ou semi-régulières. Quant aux activités que l’on pourrait qualifier de « proto-politique [6]», 69% des internautes ont déclaré avoir déjà diffusé ou partagé un contenu de ce type sur  réseaux sociaux, forums et blogs publics confondus.  7%  le font à fréquence quotidienne tandis que le taux de participation régulière (d’une fois par jour à une fois par semaine) atteint 23%.

Ces données, comparées aux résultats précédents, modifient considérablement l’hypothèse selon laquelle les habitudes politiques des citoyens se seraient transformées avec l’utilisation du web : pratiques décalées, détournement et humour politisé en remplacement d’une approche plus académique (espace habermassien).  En effet, tandis que 39% de la population connectée se rends sur des plateformes (blogs publics, forums) traitant de sujets politiques, le taux de participation régulière à la diffusion de produits satiriques ou contestataires (« proto-politique ») est de l’ordre de 23%. Le pourcentage de participation à des sujets directement politiques sur des plateformes dédiées (forums, blogs publics) équivaut donc au pourcentage de participation à des activités dites proto-politiques, cela induit deux possibilités :

-   Soit il s’agit d’une même composante sociale politisée qui, en plus des pratiques « traditionnelles », se met également aux nouvelles formes de participation politique (détournement d’images etc.)

-  Soit il s’agit de deux parts distinctes d’internautes, l’une participant activement à des débats politiques dont la configuration s’approche de l’espace habermassien et l’autre s’intéressant davantage à la critique des politiques publiques avec des formes d’expression nouvelles.

Dans un cas comme dans l’autre, ces deux chiffres demeurent insuffisants pour que l’on puisse parler de transformation radicale des pratiques politiques ou de regain d’intérêt pour la chose publique grâce au web. En effet, le taux de participation peut aussi bien correspondre à une population déjà politisée, et pour qui internet est un moyen de plus pour exprimer sa passion du politique. La notion d’ « empowerment » est à redéfinir dans ce cas-là, puisqu’il s’agira plutôt de renforcement d’un intérêt citoyen déjà présent et non pas de la politisation d’une population désintéressée des affaires publiques.

Une nouvelle manière d’appréhender l’information

En revanche, la consultation des actualités sur internet est devenue un réflexe pour l’internaute qui souhaite s’informer : 98% des personnes interrogées sont concernés. Les internautes ayant un flux RSS personnalisé ou un système d’alertes leur permettant de trier/recevoir des informations en temps réel représentent 40% de l’échantillon. Les consommateurs de l’information exigent dorénavant une actualité conforme à leurs centres d’intérêts personnels, d’où l’utilisation de filtres qui discriminent les informations ne figurant pas dans  ces intérêts. Les impacts d’un tel changement dans les usages ne tarderont pas à se faire ressentir à fur et à mesure que l’utilisation des flux RSS se généralise et que les services d’alertes se perfectionnent. Ceci correspond d’ailleurs à la perception qu’ont les internautes du web : une majorité d’utilisateurs estime qu’internet leur a permis d’être au courant de l’actualité politique plus qu’auparavant (73% dont 47% « Tout à fait d’accord »). Aussi, 60% des internautes estiment qu’internet et les technologies numériques en général, devront  jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires publiques.

Toutefois, le vote électronique demeure un sujet qui divise l’opinion : 44% sont pour sa mise en place tandis que 42% se prononcent contre. Pour l’ensemble des participants, les raisons qui pourraient empêcher l’application d’un tel dispositif, sont d’abord d’ordre technique : (« Vulnérabilités des dispositifs », facteur évoqué à 84%) et social (« ‘fracture numérique’ excluant une partie de la population » évoquée à 65%). D’autres éléments ont été mentionnés dont les plus récurrents sont la volonté des politiques actuels, jugée insuffisante voire hostile à l’égard de ces innovations, le facteur du handicap qui pourrait exclure des citoyens en difficulté face à ces technologies, et enfin la valeur symbolique d’engagement que suscite l’acte de voter, que les citoyens craignent de voir s’éroder par la mise en place d’un système de vote virtuel.

L’analyse de ces résultats semble plus confirmer l’hypothèse de la défiance que celle qui suppose une résignation généralisée. Comme Laurence Monnoyer-Smith l’a souligné dans son article sur la participation en ligne : l’engagement politique des citoyens n’est pas en déclin, mais est plutôt en phase de mutation.  Serions-nous pour autant, en mesure de parler de technologies « révolutionnantes » ? La démocratisation relativement récente des outils de communication numériques ne nous laisse pas le recul nécessaire pour quantifier leur réel impact sur les structures démocratiques. Les recherches qui seront menées à ce sujet, dans les dix prochaines années, seront probablement plus révélatrices.

Anouar El Hajjami


[1] « L’Homo Novus de l’Ere Numérique ou L’Imaginaire du Citoyen 2.0 » sous la direction de Fanny Georges et Eric Maigret, Paris III.

[2] Lire à ce sujet : Pierre Rosanvallon, La légitimité démocratique, Impartialité, réflexivité, proximité, Editions du Seuil, 2008 et Jacques Ion, La fin des militants, Editions de l’atelier, 1997.

[3] L’expression est de Peter Dahlgren in Media and Political Engagement. Citizen, Communication and Democracy, Cambridge, Cambridge University Press, 2009. Cité par L. Monnoyer-Smith : « à travers ces pratiques civiques performatives, le non-politique peut devenir proto-politique, qui à son tour peut se développer et devenir proprement politique. Le politique peut alors à son tour se convertir en décisions politiques plus formelles. » 

[4] L’avènement du web est souvent comparé à l’invention de l’imprimerie, certains penseurs soutiennent qu’une rupture paradigmatique accélérée serait en train de se produire avec l’émergence des TIC (cf. Bernard Stiegler). Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde : « Ce n’est pas l’imprimerie qui, en soi, a bouleversé l’Europe, c’est le lien entre l’imprimerie et le profond mouvement de remise en cause de l’Eglise catholique. C’est la Réforme qui a donné son sens à la révolution de l’imprimerie, et non l’imprimerie qui a permis la Réforme. De même à la radio, puis la télévision n’ont eu cet impact que parce qu’elles étaient liées au profond mouvement en faveur de la démocratie de masse. » in Dominique Wolton, Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias. 1999.

[5] Un schéma dont les origines remontent aux débuts de l’internet, avec l’émergence des premières communautés promotrices du freeware et des licences libres. Les développeurs constituent une minorité active tandis que la majeure partie des inscrits sont des « bêta-testeurs », des internautes peu actifs, mais dont la présence en nombre considérable  consolide la communauté.  in CARDON Dominique. La démocratie Internet, promesse et limites. Paris, Seuil, La République des Idées, 2010.

[6] « Images dérivées, caricatures, reproduction de sites web, vidéos et sources audio recombinées, affiches détournées etc. Exemple: combinaison de vidéos servant à comparer les discours d'un homme politique à des moments différents de son parcours ("fact-checking") 

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L'upcycling, un modèle d'avenir

Ecrit par MISC13 le 28 février 2013

Et si le futur des nouvelles technologies était dans la revalorisation ? 

Connaissez-vous l’upcycling ?

Emprunté à l’anglais, le terme désigne la revalorisation ou le recyclage d’un objet “vers le haut” dans la perspective de lui apporter une valeur ajoutée et une seconde vie. Cette tendance, qui touche différents domaines comme la mode et le design, s’affirme également dans le domaine de l’informatique. Ses acteurs prônent un retour à des modes de consommation plus responsables basés sur une logique de revalorisation du matériel.

D’où vient l’upcycling ?

Le terme a été employé la première fois en 1994 par un ingénieur allemand, Reiner Plitz. Le concept doit notamment sa popularité à un ouvrage intitulé Cradle to Cradle. Remaking the way we make things (2002) écrit par l’architecte américain William McDonough. Il s’agit d’un manifeste qui appelle à une transformation du monde industriel en introduisant un concept écologique, intelligent et responsable.

Par des anecdotes historiques sur les racines de la révolution industrielle, la science, la nature et la société, l’établissement des principes clés d’ingénierie et de design et la description de produits et d’entreprises innovantes, McDonough fait valoir que l’industrie est un système qui “prend, fabrique et gaspille” mais peut devenir un créateur de biens et de services qui génèrent, de manière écologique, une valeur sociale et économique.

L’upcycling, un modèle économique

L’upcycling est basé sur un système dit d’économie circulaire. L’idée de l’économie circulaire est de s’inspirer du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. Il s’agit donc de convertir les déchets de certains industriels en ressources pour d’autres acteurs et, plus globalement, de systématiser la valorisation des déchets comme des biens à la fin de leur usage. Les acteurs du mouvement militent en faveur d’une création responsable et les objets sont transformés dans le but d’être utiles tout en respectant l’environnement.

L’upcycling s’inscrit dans un mouvement écologique de fond et dans une mouvance culturelle qui inclut notamment les domaines de l’art, de la mode et du design. L’upcycling prend ainsi le contre-pied de la course à l’innovation et au consumérisme à outrance, et s’impose comme une des pistes promouvant une consommation maîtrisée et responsable. Cette consommation est surtout connue de personnes sensibles à l’écologie pourtant l’upcycling peut devenir une alternative pérenne à notre modèle économique actuel.

Art et upcycling

De nombreux domaines sont touchés par le phénomène de l’upcycling. Ainsi, dans le domaine des arts plastiques, de nombreux artistes contemporains utilisent des objets de grande consommation et des emballages industriels pour concevoir leurs œuvres. Le monde de la mode est également très marqué par cette tendance à réutiliser des objets ayant déjà servis. Vêtements de seconde main, rescapés des temps passés, mais aussi accessoires bricolés à partir de matériaux de récupération, ont fait leur apparition dans certaines boutiques ou sur sites spécialisés.

La décoration d’intérieur est également touchée par le phénomène. L’intérêt grandissant pour l’upcycling est porté par la mode du vintage et du Do It Yourself, mouvement à la fois artistique et informatique.

Enfin les technologies de la communication subissent également cette influence, à l’image des combinés téléphoniques des années 70, du Minitel ou encore des machines à écrire.

L’upcycling informatique

Dans le domaine industriel et technologique on traduit volontiers l’upcycling par “revalorisation” ou “reconditionnement”. Pourtant, l’opération de revalorisation informatique s’inscrit parfaitement dans l’upcycling et respecte une logique de consommation responsable. En effet, donner une nouvelle vie à de vieux ordinateurs permet de réduire le besoin d’en acheter des nouveaux. De plus, grâce à la revalorisation, les stocks d’ordinateurs en fin de vie ne s’entassent pas dans des cimetières d’ordinateurs, où les pièces non recyclables deviennent une menace pour la santé des populations vivant à proximité et pour l’environnement.

Dans un contexte de guerre des brevets et de course effrénée à l’innovation, les étudiants du Master MISC ont choisi de s’engager en faveur de l’upcycling. Puisque c’est en particulier à l’échelle des grandes entreprises que la question de la revalorisation des stocks d’ordinateurs se pose et prend toute sa pertinence, nous avons choisi de soutenir Ateliers Sans Frontières, une association qui œuvre en ce sens, en B2B. Après avoir récolté les dons de matériel informatique fait par de grandes entreprises, les salariés de l’association offrent une seconde vie à des ordinateurs qui, redevenus comme neufs, seront revendus.

Les initiatives de revalorisation informatique demeurent cependant encore trop peu nombreuses alors que le règne de l’ordinateur « jetable » domine encore largement. Une marque comme Apple limite toujours plus l’accès de l’utilisateur au système de ses ordinateurs, solidement scellés, rendant impossible toute évolution « home-made » de ses dispositifs.

 

Emmanuelle Ballois, Arnaud Denzler, Lucile Gouge, Etienne Ster et Clara Torres ont travaillé pendant plusieurs mois aux côtés de l'association d'insertion professionnelle Ateliers Sans Frontières, en vue de soutenir une initiative écologique et sociale innovante. 

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SMCTalks S02E02 : Derrière la notion d'empowerment

Ecrit par MISC13 le 23 février 2013

Clement Lhommeau Valerie Peugeot Benoit Thieulin

Et voilà en ligne le deuxième épisode de la saison 2 des SMC talks, la web TV des étudiants du Master 2 MISC réalisée en partenariat avec le Social Media Club FranceSon thème ? La notion d'empowerment. Les deux invités étaient Valérie Peugeot, prospectiviste chez Orange Lab, et Benoît Thieulin, actuel président du Conseil National du Numérique et directeur associé de la Netscouade.

 

 Nos deux invités reviennent sur la notion d'Empowerment en questionnant son histoire et ses applications modernes. 

 

Invités : Valérie Peugeot (@ValeriePeugeot) & Benoît Thieulin (@Thieulin

Présentateur : Clément Lhommeau (@CelsaMisc / @LhoClem)

Production : Bastien JOSEPH, Clément LHOMMEAU, Suzanne PENIN, Sarah PERRIER & Camille VITTON.

Réalisation : Eric FROQUET, Jacques LECANN & Thibaud VANDERSTRAETEN.

Edition : Nicolas MARRONNIER, Claire WEHRUNG, Suzanne PENIN & Camille VITTON.

Partenaires : Master 2 MISCSocial Media Club FranceCELSA & Stratégies

Rendez-vous dans deux semaines pour le prochain SMCTalks ! =)

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The Walking Dead: Un dispositif tentaculaire…

Ecrit par MISC13 le 20 février 2013

Si la figure du zombie n’est apparue que tardivement dans la culture populaire occidentale [1], elle jouit d’un engouement sans cesse renouvelé depuis les années 60 et la sortie du Night Of The Living Dead de Romero. Un succès sur lequel semble indéniablement surfer la série The Walking Dead, inspirée de la série de comic books du même nom créée par Robert Kirkman en 2003. Avec l’aide du réalisateur Frank Darabont, il participe également à son adaptation pour la chaîne américaine AMC, qui diffuse la série depuis la rentrée 2010.

 

 L’intrigue de The Walking Dead se concentre autour du personnage de Rick Grimes, un officier de police qui découvre à la sortie d’un coma prolongé que la majeure partie de l’humanité s’est transformée en zombies. Avec d’autres rescapés, celui-ci tente de survivre au coeur d’une Amérique dévastée et désormais investie par une horde de morts-vivants.

 De même que pour la bande-dessinée, le succès de la série tv ne s’est pas fait attendre et a même battu des records d’audience puisque The Walking Dead est aujourd’hui la série la plus regardée de l’histoire du câble américain. Un enthousiasme certes dû aux comic books et aux épisodes télévisés, mais qui s’appuie également sur l’existence d’un vaste dispositif transmédia offrant au téléspectateur une expérience narrative toujours plus innovante.

Image du Walking Dead

 Une expérience télévisuelle augmentée

Pour ce faire, The Walking Dead va se déployer sur une pluralité de supports, tous spécifiques et apportant une nouvelle perspective à la narration générale.

Même s’agissant du dispositif télévisuel, AMC ne se contente pas uniquement de diffuser les épisodes de la série. Depuis 2011, la chaîne propose en effet un talkshow de 30 minutes présenté par le comédien Chris Hardwick : Talking Dead se pose ainsi comme le prolongement direct de la série tv, et fait intervenir des acteurs, des fans ou encore des membres de la production.

Dans cette même idée de complémentarité à la narration télévisée, AMC a conçu The Walking Dead Story Sync, une application dite “double écran” qui va permettre à l’utilisateur de commenter en direct les épisodes, répondre à des sondages ou encore discuter avec d’autres fans via un système de chat.

 Image des deux écrans

Une narration enrichie par de nombreux contenus en ligne

Si le dispositif Internet fait bien évidemment intervenir une page Facebook (plus de 14 millions d’inscrits) et un compte Twitter, il va bien plus loin dans l’exploitation des réseaux sociaux avec notamment un social game lancé sur Facebook à l’occasion du lancement de la saison 3. Reposant sur le concept du free 2 play, The Walking Dead Social Game propose ainsi aux joueurs de défendre leur propre camp face aux assauts de zombies, tout en comptant sur la participation de leurs contacts. Un véritable succès puisque l’application réunissait déjà 1,7 millions d’inscrits fin 2012.

Au-delà de cette présence sur les réseaux sociaux, The Walking Dead va s’appuyer sur des contenus Internet pour creuser et affiner certains éléments de l’intrigue, prolongeant ainsi la trame générale sur une plateforme supplémentaire. Ainsi, le spectateur peut accéder à une série de webisodes pour chacune des trois saisons – comme avec The Bicycle Girl, entièrement consacrée à l’un des zombies les plus connus de la série mais dont les antécédents n’avaient pas été exploités.

Enfin, une série de vidéos exclusives et relatives à chaque saison est également disponible sur le site officiel, dont des trailers, des making-of ou encore des extraits de talkshows.

Le jeu vidéo, “poids lourd” du dispositif transmedia

L’univers du jeu vidéo est également bien exploité, avec la sortie fin 2011 d’un jeu officiel sur consoles. Développé par Telltale Game, ce dernier s’appuie sur l’univers du comic book et se présente sous forme d’épisodes. Porté par une expérience utilisateur intense et une jouabilité particulièrement aboutie, il devient rapidement l’un des plus gros succès de 2012 avec 8,5 millions d’épisodes téléchargés (toutes plateformes confondues), se voyant même récompensé du titre de “jeu de l’année” par de nombreux supports spécialisés.
Une réussite telle que l’entreprise Terminal Reality développe actuellement un nouvel opus, The Walking Dead : Survival Instinct – cette fois ci directement basé sur la série télévisée et dont la sortie française est prévue pour mars 2013.

Le jeu sur mobile n’est pas en reste puisque l’on compte deux applications sur iPhone et iPad: The Walking Dead : The Game (version mobile du jeu développé par Telltal Game) et Assault.

 

L’expérience fan au coeur du dispositif…

L’expérience fan est quant à elle poussée à son maximum avec l’expérience Ultimate Fan Game, un espace de jeu personnalisé et disponible sur le site de la série qui invite l’internaute à répondre à des quizz, gagner des badges, et surtout défier ses concurrents pour améliorer son ranking. D’autres applications viennent compléter le dispositif, dont une application Flash Quel personnage es-tu ? et une série de quizz relatifs à chaque saison.

Pour finir, The Walking Dead est aussi l’objet d’événements organisés dans la vie réelle. Avec, d’une part, la programmation de « Zombie walks » officielles dans de nombreux pays – la plus impressionnante étant certainement The Walking Dead Escape, une course d’obstacle lancée à l’occasion du Comic-Con 2012 de San Diego. Mais aussi en proposant et en encourageant les fans à devenir des figurants de la série, après avoir suivi une formation préalable au sein de la “Zombie School” d’AMC – et peut-être ainsi concevoir l’expérience transmédia la plus complète.

 

… et d’une stratégie marketing pensée pour être la clé de sa réussite

 Comme l’expliquait en avril dernier [2] la productrice de la série Gale Anne Hurd, la figure du « fan » a été et reste la principale préoccupation des architectes de ce dispositif tentaculaire, toutes ses extensions étant passées au crible de ce prisme particulier.

En effet, si les fans semblent en perpétuelle demande de nouveaux supports de déploiement de la narration, ils restent cependant très attachés à ses racines, c’est-à-dire au comic book, origine et point d’ancrage de l’univers de The Walking Dead. Leur principale crainte étant alors la dénaturation de cette atmosphère originelle.

Prenant acte de cet état de fait, tout a été mis en œuvre pour rassurer et engager ce public particulier, et ce avant même le lancement de la série sur les écrans. Ainsi, Robert Kirkman, l’auteur du comic, a rapidement été intégré à l’équipe de production sous l’étiquette de producteur exécutif et scénariste ; une information largement diffusée et ayant permis de rassurer les fans les plus inquiets.

Par ailleurs, des images et séquences de la série à venir ont été présentées en amont de sa diffusion, accompagnées d’un discours très transparents quant aux éléments ayant été repris (ou non) du comic-book.

Enfin, le choix a également été fait de lancer le site internet en amont sa diffusion. On pouvait alors y trouver des vidéos aux contenus très variés : comic animé, mini-reportages sur le travail d’adaptation des auteurs, interviews des membres de l’équipe de production, des membres du casting, etc.

Ainsi, l’ensemble du dispositif nous apparait sous un jour nouveau: son succès reposerait-il sur cette prise en compte, dès le départ, des plus fervents afficionados de cette narration « zombiesque » ? Et si tel est le cas, cette posture apparemment très porteuse pourra-t-elle être maintenue sur le long terme ?

Affaire à suivre…

 

Estelle Aubouin (@EstelleAbn), Raphaëlle Chamineaud

Dans le cadre d'une collaboration avec le Transmedia Lab d'Orange, cet article a également été publié sur le blog du Transmedia Lab.

 

[1] Le “zombi”, créature envoutée et sans volonté propre de la culture haïtienne est porté pour la première fois à l’écran en 1932 dans le White Zombie de Victor Halperin

[2] Intervention réalisée au cours d’un colloque organisé en avril 2012 par la National Association of Broadcasters à l’Université de California du Sud, intitulée Transmedia: Telling the Story through Narrative Content, Games and Real-World Adventures.

 

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